A bâtons rompus avec Solo Muna

Solo Muna est l’une des icones de la musique camerounaise. Il est avec Pierre de Moussy, Axel Mouna, Bebey Black de regretté mémoire, Jojo Ngalle et al, l’un des précurseurs du makossa organique qui a fait swinguer la jeunesse pendant des décennies. Qui n’a pas dansé au rythme des tubes comme « Ma doudou » ou « Rumba Mama » ou la voix suave de l’artiste vous élevait à une autre dimension.  Lors d’une mission récente à Paris, Le Guide du Londonien avec l’aide de Peter Betchango, un musicien bien établi sur les bords de la Seine,  l’a redécouvert lors d’une prestation dans l’un des cabarets africains les plus courus de la place, au Périf Nord plus précisément.  Le verbe rare, le regard un tantinet fuyant, c’est tout de même un artiste déterminé qui a bien voulu nous livrer ses ambitions.

‘’S’il n’y a pas de musique, il n’y a pas d’amour’’

Que devient Solo Muna ?

Solo Muna est toujours dans la musique, il n’a jamais arrêté. Je chante un peu partout. Là je viens de New York où j’étais invité pour une série de spectacles. La vous venez de me voir jouer au Périf. Vous voyez donc que Solo Muna est en pleine activité.

Que représente la musique pour vous Solo ?

La musique c’est ma vie. C’est ma raison d’être. Pour moi la musique c’est l’amour. Pas de musique, pas d’amour.

Qu’est-ce que vous mijotez en ce moment ?

Je suis actuellement en train de travailler sur mon prochain album qui va sortir bientôt.

Peut-on connaître la teneur de cet album ?

Je ne vais pas trop en parler mais retenez que ce sera de la World Music, bien sûr avec des relents de makossa.

Que pensez-vous de la nouvelle génération des musiciens africains ?

Disons que la nouvelle génération apporte aussi. Elle ne me semble pas très agitée. Certains ont décidé d’adopter d’autres rythmes. Ce n’est pas grave. Ça va. La nouvelle génération c’est la nouvelle génération. A chacun sa génération.

Quand on les compare à vous, quant à la qualité de la musique, la qualité des textes, n’avez-vous pas l’impression qu’ils la jouent un peu trop facile ?

Comme vous le dites vous-même.

Vous avez dit que vous venez de New York. A quand le périple anglais ?

Je suis à Londres prochainement. Dès que je suis invité je suis à vous.

Votre dernier mot à l’endroit des Londoniens ?

Je pense toujours à eux. Je les aime très très fort. Je les invite à me soutenir comme ils l’ont toujours fait, de bien accueillir mon prochain album qui comporte beaucoup de surprises.

Isaac T

 

 

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